Les balades urbaines connectées du projet #pARTicipACTIF, une nouvelle approche de la découverte du patrimoine des territoires

Samedi 18 juin, dans le cadre du Festival Numérique Futur-en-Seine, les curieux de toute l’Ile-de-France se sont donnés rendez-vous à la Gare de Vitry-sur-Seine pour participer à des balades urbaines connectées dans les rues de Vitry.

Organisées par Campus Urbain, architecte de l’innovation territoriale, en partenariat avec Vitry’N Urbaine et Digitial Street Art, ces balades urbaines offraient la possibilité de venir découvrir la richesse du patrimoine artistique de Vitry-sur-Seine dont le street-art est la figure de proue. Ces balades urbaines marquaient le lancement du projet #pARTicipACTIF dont l’ambition est de proposer une nouvelle manière de découvrir les territoires. Soutenu par l’Établissement Public Territorial 12, ce projet était l’un des événements de la programmation du Festival Futur-en-Seine sur l’EPT 12.

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Photo Campus Urbain / œuvre de C215

Ce nouveau concept de balades a été rendu possible grâce à l’application Digital Street Art permettant la géolocalisation des œuvres. En cours de développement, l’application a pu être testée grandeur nature par les participants. Un peu déboussolés au départ, ils ont très vite été conquis par ce nouveau type de support comme l’indique Marion, 34 ans, venue de Paris : « avec l’application, j’ai pu me déplacer facilement car je savais, du coup, où étaient les œuvres et où je me situais. Elle est vraiment pratique pour ne rien rater ! »

Plus d’une centaine de personnes étaient au rendez-vous de cet appel du 18 juin un peu particulier. Les participants, allant du jeune de couple venu de Versailles spécialement pour l’occasion, à Marie-Noël, ivryenne de 78 ans, ont ainsi pu venir découvrir une partie des œuvres street-art présentes et se perdre en toute sérénité dans la ville.

La diversité du public témoigne de l’attrait pour ces nouvelles formes de balades comme l’indique Jean-Philippe Trigla, greeter et guide urbain à Vitry’N Urbaine, « ce que l’on propose est un peu conceptuel, mais ça marche. Malgré la pluie les gens sont venus et on a ressenti de leur part, un réel enthousiasme à aller découvrir la ville par eux-mêmes. C’est de bon augure pour la suite du projet #pARTicipACTIF « .

[Retrouvez le fil de l’événement sur storify.com/campus_urbain/pARTicipACTIF]

Pour les plus motivés d’entre eux, Vitry’N Urbaine, qui a réalisé les parcours et localisé les œuvres, organisait également une performance avec le travail du graffeur Artis. Il a tout au long de la journée redonner vie à un mur mis à disposition par l’entreprise Frans Bonhomme sur les quais de Seine.

Le projet #pARTicipACTIF est à présent lancé. Proposant une approche globale axée sur la découverte interactive du patrimoine des territoires, #pARTicipACTIF ,  mêle les arts, le numérique, l’humain, la création et la découverte. Ce projet, mené par les associations Campus Urbain, Digital Street Art et Vitry’N Urbaine, s’articule autour de quatre axes s’enrichissant mutuellement : l’organisation de promenades urbaines connectées avec l’application DSA ainsi que des promenades urbaines guidées avec Vitry’N Urbaine, et l’animation d’ateliers autour du numérique et de la création artistique.

En plein développement, #pARTicipACTIF pourra d’ici peu proposer de nouvelles approches qui permettront la découverte d’un patrimoine trop méconnu, celui du Val-de-Marne.

Restez connectés pour suivre les prochaines initiatives… et rendez-vous pour les journées du Patrimoine en Septembre !

#pARTicipACTIF @campus_urbain @dgitalstreetart @vitrynurbaine

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MOOC : formation numérique des aidants, un projet porté par Campus Urbain Seine-Amont

Campus Urbain, architecte de l’innovation territoriale, porte le projet partenarial d’une formation MOOC s’adressant aux aidants des personnes âgées.

« Sans qu’on s’en rende IMG_20160418_160112357compte, il y a beaucoup de personnes âgées souvent dépendantes. Et les personnes qui les entourent, famille et personnels médicaux ou les personnes à leur service ne savent pas vraiment comment les aider, comprendre ce qu’elles ont ou simplement aborder leurs difficultés » constate le professeur Joël Belmin, professeur de gériatrie à l’hôpital Charles Foix.

C’est au regard de ces enjeux et des compétences présentes sur le territoire de la Seine-Amont que Campus Urbain a décidé de réaliser un MOOC, une formation numérique destinée aux aidants des personnes âgées disponible sur Internet.

Le MOOC (Massive Online Open Course) est un outil de formation en ligne, ouvert à tous et gratuit. Il permet à tout un chacun de se former sur des sujets variés. Sa facilité d’accès via Internet lui permet de s’adapter aux rythmes de vie des aidants. Car « un aidant, c’est quelqu’un qui a une vie, des enfants, un travail, un tas de choses à faire et la partie aidante de sa vie est en plus. Le MOOC est un outil efficace et rapide. Il permet de gagner du temps et de s’adapter aux rythmes de vie des aidants » explique Jean-Marie Billard-Madrières, du centre de formation audiovisuelle Les Lapins Bleus.

L’idée du projet de MOOC consacré aux aidants est issue du constat d’absence de formation dédiée à cette frange de la population qui vient en aide aux personnes dépendantes. Et ce, d’autant plus que le nombre d’individus concernés par ce sujet est en constante augmentation. C’est ce qu’indique le Baromètre des aidants 2015 réalisé par BVA et la fondation April, l’enquête indique qu’aujourd’hui 11 millions de personnes viennent en aide à leurs proches en perte d’autonomie, et d’ici 2020, ce chiffre concernera un peu plus de 17 millions de personnes.

Le territoire de la Seine-Amont s’est depuis longtemps engagé en faveur du  « bien vieillir ». En atteste la création du Pôle Allongement de la vie Charles Foix, devenu depuis 2016 Futurâge – Pôle Charles Foix. Cette volonté politique a également permis la création de la Silver Valley, de l’Institut de la Longévité ou encore de la plateforme immobilière et de services Silver Innov’.

Poursuivant la démarche avant-gardiste existant sur le territoire autour des enjeux du vieillissement, l’association Campus Urbain Seine-Amont pilote ce projet de MOOC consacré aux aidants. En fédérant et catalysant les compétences de ses partenaires territoriaux, Campus Urbain s’est entouré des ressources nécessa

IMG_20160413_162612462.jpgires à la réalisation de ce projet (contenu pédagogique, médicale, audiovisuel, informatique…). Ce projet partenarial réunit à présent l’école supérieur d’informatique ESIEA, le centre de formation audiovisuel Les Lapins Bleus Formation, l’école des artisans de l’image animée Georges Méliès à Orly, les équipes de gériatrie de l’AP-HP Pitié Salpêtrière-Charles Foix et de l’Université Pierre et Marie Curie ainsi que Futurâge – Pôle Charles Foix.

photo : COPIL à l’école Georges Méliès

La création de ce MOOC bénéficie du soutien financier de l’Établissement Public Territorial 12 – Territoire Seine-Amont dans le cadre d’un dépôt de dossier auprès de l’Union Européenne en vue de l’obtention des fonds européens pour le développement économique régional (FEDER).

L’enjeu de ce MOOC est ainsi de proposer un ensemble de solutions, de conseils et d’idées qui permettront aux aidants, familiaux et professionnels, d’aborder plus sereinement leur rôle face à la perte d’autonomie de leurs proches. Souvent démunis et seuls, les aidants ont besoin d’être accompagnés dans leur quotidien. Ce MOOC est un début de réponse à leurs interrogations et doutes.

L’intention de l’équipe en charge du projet est d’innover. Le « MOOC : formation numérique des aidants » ne proposera pas uniquement des séances d’apprentissage en ligne. En effet, le projet prévoit l’organisation de sessions présentielles lors desquelles aidants  et experts (aidants professionnels, médecins, infirmiers…) seront réunis pour dialoguer et échanger. Une occasion pour les aidants d’un même territoire de se rencontrer et de créer des liens entre eux.

Rendez-vous en fin d’année 2016 pour le lancement.

Le MOOC : Formation numérique des aidants, un projet soutenu par

La Belle Vitry’n, galerie éphémère de street art

IMG_4418Campus Urbain Seine-Amont, architecte de l’innovation territoriale, a soutenu dans le cadre de son animation de la filière industries culturelles et créatives, le projet artistique participatif, La Belle Vitry’n, qui a eu lieu le dernier weekend de février à Vitry-sur-Seine.

Au cœur de l’hiver et le temps d’un week-end, une maison vouée à la destruction a été transformée en galerie éphémère. Une vingtaine d’artistes locaux, régionaux et internationaux, qui en général, officient dans la rue ou dans des friches industrielles, ont investi les murs du pavillon pour y peindre leurs œuvres. Chaque centimètre carré disponible a été couvert de peinture : du sol ou plafond, de la salle de bain aux chambres, de la cuisine aux volets du jardin, des façades extérieures jusqu’au box de la voiture… tout a été peint.

C’est le collectif Big Bang participatif, un groupe d’amis de longue date et actuels propriétaires, qui a mis les murs à la disposition de l’association Vitry’n Urbaine. Comme le projet était ambitieux, elle s’est entourée de deux autres structures partenaires, Urban Art Paris et Digital Street Art. Ensemble, ils ont mis sur pied ce projet inédit et unique de galerie street art éphémère dans un espace privé.

L’ensemble du projet a été porté par des bénévoles, des volontaires et des artistes impliqués, mais a également reçu un coup de pouce des collectivités locales sur les aspects logistiques, la Mairie de Vitry-sur-Seine et le Département du Val-de-Marne.

L’originalité du projet réside dans la complémentarité des actions portées par les associations pour permettre la réappropriation du lieu par les artistes. Le voisinage et les habitants de la ville se sont également impliqués dans le projet en renseignant les visiteurs et en relayant l’information autour d’eux. Pendant le week-end, la restauration a été assurée sur place par le food truck « Fresh Minute », dirigé par un jeune entrepreneur natif de la ville.

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Pour mettre la bâtisse aux normes de sécurité, acheter les bombes fournies aux artistes, ils ont fait appel à aux dons. La cagnotte a atteint 132 % de son objectif ! Ce qui a permis d’enrichir les activités du weekend avec la présence d’un DJ et en faisant appel aux associations socio-culturelles locales.

Un des visiteurs, ravi de sa visite, explique qu’ »Inconsciemment, ce type de projet, avec des univers si différents, prouve que l’on peut tous vivre ensemble ».

Campus Urbain Seine-Amont a soutenu en moyens financiers et humains le bon déroulement de l’initiative de La Belle Vitry’n.

C’est le restaurant Africain d’insertion situé à Ivry-sur-Seine, le Baobab, qui a contribué à sa façon à apporter une couleur de plus à la palette déjà très riche de La Belle Vitry’n.

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Meushay (FR), Artis (FR), Bebar (FR),  Lalasaïdko (FR), Ander (FR), Maëlys (FR), Pearl (FR), EP (FR), Kk75 (FR), Peeta (IT), Lady JDay (FR), , Sly2 (FR), Ives One (NL), Sjembakkus (NL), Skeafo (FR), MG la Bomba (FR), Serge Bacheré (FR), Dopie (NL), Takt (FR), Tacos (FR), Phylou (FR), Avataar (FR), Awa (FR), Yakes (FR), Fyrze (FR), collectif NAART (FR), Jim Skydelmatrix (FR), Quesa (FR), K.bal (FR), Little Pix (FR)

 La presse en parle :

http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/la-maison-du-street-art-a-vitry-c-est-genial-28-02-2016-5583829.php

http://www.mouv.fr/player/reecouter?play=237447

http://www.enlargeyourparis.fr/to-do-list-week-end-2728-fevrier/

http://www.timeout.fr/paris/le-blog/la-belle-vitryn-saffiche-ce-week-end-mais-seulement-ce-week-end-022416

Les bloggeurs en parlent :

http://www.christianjuliaphotos.fr/Exposition-La-Belle-Vitry-N-a.html

Des albums photos sur Facebook :

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.1570423759940003.1073741891.1455866784729035&type=3

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.1703943436490944.1073741847.1404096326475658&type=3

 L’équipe du Campus Urbain Seine-Amont

campusurbain.seineamont@gmail.com

Retour sur les Entretiens du Campus Urbain Seine-Amont

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Campus Urbain Seine-Amont, association présidée par M. Hervé LABORNE participe au développement économique du territoire Seine-Amont en œuvrant comme « architecte de l’innovation territoriale ».

Chaque année, Campus Urbain organise les « Entretiens du Campus » pour informer et débattre de thématiques que nous jugeons essentielles pour le développement et l’avenir du territoire.

Pour cette quatrième édition des Entretiens du Campus, qui se sont tenus le jeudi 17 décembre 2015 à Gare au Théâtre, Vitry-sur-Seine, nous avons décidé d’aborder un sujet crucial pour le développement économique des territoires, le Très Haut Débit, et plus particulièrement, le Très Haut Débit Symétrique. Pour traiter de cet enjeu, nous nous sommes entourés d’experts issus de différents milieux afin d’approfondir le concept : « la fibre optique professionnelle symétrique, un élément structurant au service des entreprises et des territoires ».

En effet, il est apparu lors de la table ronde réunissant des experts et des utilisateurs (Chambre de Commerce et d’Industrie, entreprise INSIA, Caisse des Dépôts et des Consignations, groupe ESIEA –école In’Tech) que les acteurs du territoire ont besoin d’un accès financièrement abordable au Très Haut Débit Symétrique pour leurs activités. Entreprises du numérique, collectivités territoriales ou encore acteurs des industries culturelles et créatives ont de plus en plus besoin d’un réseau leur offrant des débits rapides, que cela soit pour la réception mais surtout pour l’envoi de données. La fibre optique professionnelle symétrique est l’infrastructure réseau répondant à ce besoin.

Cette notion de symétrie des débits est la clé de voûte permettant aux acteurs économiques de rester compétitifs dans leur domaine respectif. Or, cette offre de Très Haut Débit Symétrique reste très onéreuse due au faible déploiement des réseaux de fibre optique symétrique sur le territoire de Seine-Amont. C’est le constat que fait Sabir Tapory, directeur de l’entreprise vitriote INSIA spécialisée dans les services numériques et informatiques. Son opérateur téléphonique lui a proposé de la fibre optique symétrique 100 Mbits/s au prix de 2000 € par mois ! Or, « ce n’est pas du tout suffisant et extrêmement coûteux pour nous » signale M. Tapory. « Avec cette offre, acheminer plusieurs Téra nous prendrait une nuit ou une journée. Ce n’est pas concevable pour nous ». Du coup, pour livrer ses fichiers à ses clients, l’entreprise continue d’utiliser des… motos. « En une heure, nos documents sont livrés ! » conclue M. Tapory.

C’est au regard de ces enjeux que la Communauté d’agglomération Seine-Amont a conduit avec Campus Urbain en 2015 une étude visant à clarifier les enjeux économiques du Très Haut Débit et à identifier les solutions envisageables pour répondre aux besoins des entreprises. Cette étude menée par Milena Gimenez, a permis de mettre en avant certaines solutions de déploiement en vue de proposer aux acteurs économiques du territoire la possibilité d’accéder à une offre de Très Haut Débit Symétrique à un coût acceptable.

C’est un enjeu de taille pour les entreprises car « la fibre optique symétrique professionnelle améliore également les conditions de travail » constate pour sa part, Gaëlle Rousseau, de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris. Le Très Haut Débit Symétrique transforme les usages et le fonctionnement dans les entreprises. « Elle réduit les distances en introduisant la notion de tiers-lieux et de télétravail, améliore la qualité de vie dans l’entreprise et développe l’innovation en interne ». Grâce à l’échange rapide des données et d’informations, de nouvelles pratiques émergent dans l’univers des entreprises : externalisation des données, stockage de l’information, archivage, sécurisation du système d’information de l’entreprise…. Le cloud computing réinterroge quant à lui la notion même de bureau car celui-ci devient mobile comme en témoigne le développement des espaces de télétravail. Ainsi, lorsque l’immatériel devient réel et que la notion de travail collaboratif à distance devient possible via les nouveaux outils de co-conception ou encore via les visioconférences, on « évite les temps de déplacement et de transport ». Aussi, on constate l’émergence d’outils de gestion de projets directement disponibles sur les plateformes des réseaux sociaux. In fine, en « développant un environnement de travail partagé et sécurisé », le numérique peut permettre la création de valeurs en « améliorant la qualité des échanges entre une entreprise et son client » conclue Gaëlle Rousseau.

Tous les intervenants de cette première table ronde ont été d’accord pour constater que le déploiement du réseau de fibre optique professionnelle symétrique en première couronne sud-francilienne est insuffisant. Sans un tel réseau sur le territoire de la Seine-Amont, le maintien de son identité numérique, culturelle et créative risque de se complexifier. Pis encore, l’avantage comparatif du territoire aujourd’hui construit autour de l’attractivité de son foncier, risque d’être remis en question par le coût d’accès à la fibre optique professionnelle symétrique.

L’accès à la fibre optique professionnelle symétrique à un coût compatible avec les budgets des TPE/PME est donc un enjeu de taille pour le territoire, « c’est pourquoi, il faut que les décisions soient prises rapidement et que les choses aillent vite » commente M. Jean-Charles Pomerol, Président du Pôle Allongement de la vie Charles Foix et d’Agoranov, Vice-Président de Cap Digital, avant de conclure « ne soyons pas en retard d’un métro ! ».

Campus Urbain Seine-Amont

campusurbain.seineamont@gmail.com